Le Bigaradier

Le Bigaradier

Le bigaradier, l’oranger extraordinaire

Le bigaradier n’est pas un oranger comme les autres. C’est un des rares arbres dont toutes les parties sont exploitables et dont les propriétés sont utilisées pour de nombreuses applications : pharmacie, alimentation, parfumerie, cosmétique.

Et il peut vivre jusqu’à 600 ans ! On comprend mieux le lien passionnel qui unit cet arbre si précieux à ses cultivateurs et tous les soins dont il fait l’objet…

Un long voyage pour arriver jusqu’à nous

Le bigaradier est originaire du sud de l’Himalaya. Il a été acclimaté en Mésopotamie à l’époque romaine, puis transporté par les Arabes en Syrie au Xème siècle. De là, il poursuit son voyage en Sicile, puis en Andalousie. A l’origine cultivé comme plante décorative parfumée (il ornera la cour de la grande mosquée de Cordoue), les agronomes découvrent déjà son intérêt pharmaceutique et cosmétique. Sa route le mènera ensuite sur l’ensemble du bassin méditerranéen, où il habillera les patios de ses “pommes d’or”, pour enfin arriver jusqu’à nous en 1336, date à laquelle est mentionné pour la première fois le bigaradier, utilisé comme arbre d’agrément dans la ville de Nice.
Lié à l’expansion de l’industrie du parfum à Grasse et aux conditions climatiques particulièrement favorables de Vallauris, la culture du bigaradier le poumon économique de la ville dès la fin du XIXème siècle et donnera naissance à la coopérative Nérolium.

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La découverte de ses multiples vertus

C’est à la Renaissance, époque riche en découvertes majeures, que l’on s’intéresse aux multiples vertus du bigaradier et à l’utilisation que l’on peut faire de toutes ses composantes :

Les fleurs distillées à la vapeur
Et bien sûr les fleurs distillées à la vapeur. C’est à partir de cette distillation que l’on fabrique l’huile essentielle de néroli (fixateur naturel en parfumerie de luxe) et l’eau de fleurs d’oranger (utilisée en pâtisserie et spécialités boulangères, dans les tisanes et les thés, ou en soins du visage). Il faut une tonne de fleurs pour produire un kilo de néroli !
Les boutons et pétales
Les boutons et pétales séchés pour les tisanes.
Les fruits mûrs
Les fruits mûrs pour les confitures et marmelades.
Les fruits verts
Les fruits verts pour les zestes utilisés dans l’alimentation.
Les rameaux et les zestes
Les rameaux et les zestes pour la fabrication d’huiles essentielles utilisées en pharmacie.

On dit souvent que les plantes et les arbres ont besoin d’amour pour s’épanouir. Les cultivateurs de Vallauris Golfe-Juan et de Bar-sur-Loup n’en manquent pas pour cet arbre si précieux pour eux, au regard de tout ce que le bigaradier leur a apporté. Et leur apporte toujours : bien plus que des plantations, c’est toute une culture, un savoir-faire et une histoire unique qu’ils ont hérité.

C’est pourquoi, bien que peu exigeant, le bigaradier fait l’objet des plus grands soins : il requiert un climat et un sol spécifiques – ceux de Vallauris et Golfe-Juan lui conviennent particulièrement – et du temps pour arriver à maturité et assurer une production : entre 10 et 15 ans.

D’une taille comprise entre 3 et 10 mètres, ses feuilles sont persistantes et ses fleurs très odorantes. Outre l’odeur, on les distingue des fleurs d’oranger doux par leur taille (elles sont plus grandes). Il accepte des températures assez fraîches, jusqu’à – 7 ou 8°C. Il est par ailleurs un excellent porte-greffe.

Quant à son nom, il le doit au provençal “bigarrat”, qui signifie “bariolé”. On l’appelle aussi “oranger de Séville” ou plus simplement “oranger amer”. Les puristes le nommeront “Citrus aurantium myrtifolia microphylla”, du grec “Citrus” pour citron, du latin “aurantium” pour doré et “myrtifolia microphylla” pour ses petites feuilles semblables aux feuilles de myrte.

Pour tout savoir sur le bigaradier, venez visiter notre écomusée de Golfe Juan, nos plantations et notre boutique !
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Les temps forts d’une année au verger de Bigaradiers

4 à 10 désherbages, surveillance quotidienne, entretien des outils, des restanques, des troncs, du système d’irrigation, suppression des rejets de porte-greffes, du bois mort, éventuels traitements bio contre les maladies ou ravageurs, etc.
Mars-avril : griffage du sol, éventuellement plantation
Fin avril-début mai : cueillette de la fleur d’oranger
Juin : taille des arbres, distillation des jeunes rameaux pour produire le petit-grain bigaradier
Juin à septembre : arrosage
Novembre-décembre : récolte des oranges vertes pour l’huile essentielle des écorces
Janvier-février : récolte des oranges mûres pour les confitures et le vin
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Vous possédez des bigaradiers sur votre terrain ? Vous aussi, vous pouvez rejoindre notre coopérative, perpétuer sa tradition et participer à son renouveau. Vous partagerez un pan de son histoire. Mieux, vous écrirez son avenir à nos côtés.

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